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vendredi 22 octobre 2010

Danse suspecte des FN

Après huit années de crise militaro-politique, notre pays, la Côte d'Ivoire, est à quelques encablures des élections présidentielles. Ces élections, a n’en point douter, constitue le gage d’une paix définitive.
Toutefois, si cet horizon est porteur d’espoir, il n’en demeure pas moins que le chemin pour y arriver est déjà porteur de nuages. La présence dans les zones CNO de soldats des FN toujours en armes, combinée à la résurgence dans le débat politique de propos haineux entretenus par certains candidats, constituent un environnement qui menace l’accalmie que nous connaissons actuellement.
De plus, malgré la neutralité apparente affichée, les responsables des FN ne nous rassurent pas dans leur discours. Nous en voulons pour preuve la récente visite à Danané du Ministre du Tourisme et de l’artisanat, M. Sidiki Konaté, l’un des responsables des forces nouvelles.
Si le message officiel tenu dans la salle de fêtes de la Mairie est un appel à l’apaisement, il n’en est pas de même pour les entretiens à huis clos qu’il a eu avec les FN de Danané.
De source bien autorisée, il aurait battu le rappel des troupes pur une veillée d’armes au soir du 31 octobre 2010, date des élections présidentielles.
Aussi, avions-nous été informé de la présence de troupes armées dans certaines de nos forêts dans la zone frontalière de la Guinée.
Si ces informations, à ne pas prendre à la légère, s’avéraient fondées, il apparait évident qu’il y a anguille sous roche.
Le climat de paix relative qui a prévalu depuis la signature de cet accord est menacé. Et cette situation  ne peut que renforcer le sentiment de peur déjà très diffus au sein des populations.
Dans cette zone contrôlée par l'ex-rébellion, il est très difficile d'envisager un lendemain serein d’élection.
Aussi, recommandons nous que les acteurs locaux et internationaux se mettent d'accord sur un nouveau plan de sécurisation pour les élections dans les zones CNO et précisément à Danané. Ils doivent se servir de ce plan pour renforcer la confiance de la population et engager un dialogue franc avec les responsables politiques et administratifs des FN.
Le plan de sécurisation actuel est insuffisant car basé sur une force mixte ivoirienne issue pour moitié des Forces de défense et de sécurité (FDS) et pour l'autre des FN. Cette force mixte, doit être appuyée par un contingent des FDS qui pourrait être basé à Zouan Hounien, zone gouvernementale et éventuellement l'ONUCI, qui dispose de capacités de police suffisantes. Il nous appartient de combler, ces vides.
Nous recommandons également :
·         aux Ministères de la défense et de l’intérieur :
de Garantir la sécurité de l'ensemble des populations du Grand Ouest en y augmentant le nombre de membres des forces de l'ordre. Ces renforts doivent recevoir un ordre de mission précis afin de ne plus être passifs.

·         Au Premier ministre et secrétaire général des Forces Nouvelles (FN), Guillaume Soro :
a)      de poursuivre les pressions sur les responsables politiques et militaires des FN pour accélérer le désarmement dans leur zone, afin de renforcer la paix et la confiance.

b)      aller à la rencontre de certaines autorités locales, notamment les maires des grandes communes qui ont une expertise unique du terrain qu'ils administrent. Prendre en compte leurs avis et conseils.

Renforcer la sécurité des personnes et des biens afin de prévenir toute tentative d'atteinte à son intégrité physique par des membres marginalisés de l'ex-rébellion.

dimanche 17 octobre 2010

meeting de Laurent Gbagbo à Guiglo

Togué Juin
Je me suis déplacé de la Sous-préfecture de Guezon pour venir à Guiglo pour soutenir Gbagbo et lui dire que je vote pour lui .Je suis venu pour Gbagbo .Je suis là pour Gbagbo pour son élection au premier tour.





Balou Ernestine
Je  suis la Président des femmes de Touleupleu  résidant à Guiglo. Nous sommes  à ce meeting  pour le soutien à Laurent Gbagbo pour sa victoire au premier tour. Avec Laurent Gbagbo c’est la victoire. Il n’y a rien d’autre. C’est pourquoi  nous avons sorti la danse qui s’appelle  Kpablard, une danse  de réjouissance que l’on sort dans les grandes cérémonies.
  
Gaman Charlotte
Je suis de bloléquin et j’habite à Guiglo .Je suis venu accueillir mon président, accueillir mon papa. Je sais que la victoire est à lui et nous avons déjà commencé la fête. Gbagbo a déjà gagné parce que c’est lui que Dieu a choisi pour la paix en Côte d’Ivoire.


GUEI Jean, Frère de GUEI Victor (promoteur du Lékiné)
Je suis le doyen de la musique wè .Tous les wè qui chantent, c’est moi qui a commencé la musique avant eux tous .Je suis là pour Gbagbo Laurent pour le remercier .Nous avons un ami commun à Paris  qui s’appelle Penseur .Lorsque j’ai eu l’occasion de le saluer je lui ai dit : « Gbagbo, ton ami penseur est là  ».Aussitôt Gbagbo m’a répondu : « Demande à  Penseur de venir me voir »
J’ai  appelé Penseur .Penseur a quitté Paris pour venir rencontrer Gbagbo qui lui a trouvé  un emploi au Port .Penseur est décédé. Mais je suis reconnaissant au Président Gbagbo pour avoir donné un coup de main à notre ami commun en lui trouvant du travail et en le soignant lorsqu’il  est tombé malade.
Je suis là pour lui dire merci pour ce qu’il a fait pour la Côte d’Ivoire et pour mon ami penseur.

Ils étaient aussi présents










samedi 16 octobre 2010

Donnez-moi vos voix pour que je puisse faire de vous ce que vous souhaitez

Les grands axes du Message de gbagbo à Man

Aujourd’hui, c’est le début officiel de la campagne électorale et je suis devant vous ici à Man, en train de faire mon premier discours. Je suis ici parce que l’Ouest a perdu beaucoup dans cette crise, en particulier un homme, mon frère, mon ami Gueï Robert, qui est l’une des grandes victimes. Il a été chef d’Etat-major de l’armée, ministre et Chef d’Etat. Cette région a donc payé le prix fort dans cette crise. Les hommes tombent mais les survivants doivent avancer.
Si je commence à Man, chez les Dan et à Guiglo, chez les Wê, ce n’est pas un hasard. C’est parce que cette zone à beaucoup souffert de la guerre. C’est là qu’il y a eu beaucoup de souffrance, donc c’est là qu’il faut le plus pardonner. Je vous souhaite de rester dans le même état d’esprit. S’il s’agit réellement d’élections, nous allons gagner. Il y aura de la provocation de la part de nos adversaires, mais ne tombez pas dans les provocations de ceux qui ont déjà perdu. Continuons sur le chemin de la paix pour la Côte d’Ivoire. Tel est mon premier message.
Mon deuxième message concerne la lutte contre le chômage. La plupart des jeunes réunis ici n’ont pas d’emplois. Il en existe 4 millions en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, j’ai décidé de mettre en œuvre une politique de plein emploi dès ma réélection. Comment allons-nous faire pour créer ces emplois ?
Je me méfie toujours des gens qui disent : « Je sais chercher l’argent, je vais aller le chercher pour vous l’envoyer. » On ne donne pas l’argent comme cela. Quand quelqu’un te donne 500.000 F CFA, c’est parce qu’il y a pour lui dedans. Quand les cadres de l’Ouest me remettent 20 millions pour ma campagne, c’est parce que parmi les 14 candidats que nous sommes, je suis celui qui fera l’affaire de la région des 18 montagnes. Pour ma part, je vais vous donner du travail pour que vous gagniez vous-même votre argent.
Nous sommes le premier producteur mondial de cacao. Nous allons doubler notre production en la portant à 2 millions de tonnes. Cependant, il nous faut des usines pour sa transformation. Je m’y emploierai. Cela permettra de créer deux lignes d’emplois : Les parents travailleront dans les plantations de cacao pendant que les jeunes seront dans les usines pour la transformation. Telle est ma première proposition. Ma deuxième proposition, c’est de vous inciter également à produire du riz en quantité. J’ai déjà négocié avec des brésiliens pour implanter en Côte d’Ivoire, des usines pour monter des machines agricoles. Les jeunes utiliseront ces machines pour cultiver le riz à grande échelle. Je veux que le planteur du riz soit aussi riche que le planteur de cacao. Je ne veux plus que les jeunes soient désespérés.
Je ne veux plus que les jeunes lavent les marmites pour avoir un peu à manger. J’étais à Dioulabougou, à Gagnoa, je lavais la marmite le soir, j’étudiais sous les lampadaires, je vendais des chewing-gums dans les cinémas, pour pouvoir gagner un peu et aller à l’école, mais aujourd’hui je suis Président. Vous également, si vous n’avez pas d’électricité chez vous, allez étudier sous les lampadaires. Si dans le village, il n’y a pas d’électricité, achetez une lampe torche pour étudier.
Il faut être riche par son travail, Il faut se  battre dans la vie pour réussir. Il ne faut pas considérer que la pauvreté des parents est un frein à la réussite. Travaillez, c’est parce que les jeunes ne travaillaient pas qu’on a pu les manipuler pour prendre des armes. Je m’adresse à présent aux filles : « avant quand nous étions jeunes, les parents disaient : « Je vais mettre les garçons à l’école et les filles vont s’en sortir avec un bon mari. » Cette idée ne tient plus la route aujourd’hui. Le garçon qui veut se marier actuellement ne cherche pas des problèmes, il cherche des solutions à ses problèmes. Les filles travaillez, on va ouvrir un collège pour les jeunes filles ici à Man. Allez à l’école et formez-vous sinon vous êtes perdus, la Côte d’Ivoire est perdue. Si je suis sur le soleil en train de parler, c’est pour vous. J’ai déjà fait ma vie, si je gagne les élections c’est pour vous, c’est vous qui allez avoir du travail, c’est vous qui allez être scolarisés.
Donnez-moi vos suffrages pour que je prépare la Côte d’ Ivoire de demain. Une Côte d’Ivoire où les jeunes agriculteurs sauront lire et utiliser des machines agricoles. Man doit redevenir la capitale de toute cette région. Nous avons un grand projet qui s’étend d’ici jusqu’à N’Zérékoré. J’attends vos voix pour qu’à partir du 1er  novembre 2010, nous commencions à travailler. Allez retirer vos cartes d’électeurs et vos cartes d’identité. Donnez-moi vos voix pour que je puisse faire de vous ce que vous souhaitez. Mes adversaires se promènent partout, ils donnent de l’argent pour qu’on vote pour eux, moi, le peuple me donne les moyens pour faire ma campagne. Telle est la différence entre eux et moi.

Meeting de Man: Témoignages

Vignette 
Je m’appelle Tia Laurence, comptable à la mairie de Man. C’est un privilège de  recevoir notre président au sein de nos locaux puisque je suis détachée à la trésorerie générale de Man. On prie Dieu que les élections se passent dans les meilleures conditions parce que nous sommes fatigués

  
Je suis chef de canton dans la sous préfecture. Je suis ici pour accueillir le Président Gbagbo qui en venant ici pour lancer sa campagne, pose un acte de compensation  pour une région qui est meurtrie par la guerre. Le fait qu’il démarre sa campagne à partir de Man, confirme la fraternité entre lui et son peuple.
Un chef est un régulateur de la société traditionnelle, je me dois d’être présent ici pour accueillir Laurent Gbagbo.
  
 

Je me nomme Madame Dosso Noël, président des femmes UDPCI vision Guéi Robert à  Man.
Nous soutenons Laurent Gbagbo, c’est un Monsieur qui travaille. C’est un Monsieur qui veut la paix en Côte d’Ivoire. C’est un Monsieur qui a nommé la Haute Autorité dans notre région. Cette personnalité nommée par Laurent Gbagbo, travaille pour notre région. Il électrifie les villages, fait les routes et beaucoup d’autres choses pour la région.




Je suis Djéni Kouyaté. Je suis née ici à Man ; j’ai grandi ici. Toute ma famille est ici. Je suis là par rapport au Président de la République Laurent Gbagbo que je trouve bien. Les trucs qu’il réalise sont bien.  C’est pour cela que je suis avec lui. Apres réflexion et remarque, je trouve que c’est l’homme qu’il faut à la tête de notre pays

Gbagbo à Man: Exceptionel!

de www.gbagbo.ci  |photo: Ernest lemanois
C’est parti ! La machine de la victoire est lancée depuis Man, la capitale de la région des 18 montagnes où le candidat de la majorité présidentielle, Laurent Gbagbo, s’est rendu ce 15 octobre, pour le lancement de sa campagne à l’ivoirienne. Au stade Léon Robert, envahi par plusieurs dizaines de milliers de personnes, trop exigu pour la circonstance, le candidat de la Côte d’Ivoire, a annoncé les couleurs dans une communion parfaite avec les populations venues de Boguiné, de Logoualé, de Kouibly, de Facobly, de Danané, de Zouan-Hounien, de Sangouiné, de Biankouma, de Touba, de Mahapleu, de ….
La grand-messe électorale du candidat de la majorité présidentielle à Man fut un franc succès. D’abord par l’affluence ; ensuite par la qualité des intervenants et enfin par le discours très dense du candidat.
C’est un Laurent Gbagbo très ému qui est monté à la tribune pour remercier les populations de la Région des 18 Montagnes et à travers elles, tous les citoyens de Côte d’Ivoire qui ont choisi de tourner le dos à l’asservissement. Cependant, il exhorte les Ivoiriens à ne pas céder à la provocation de ceux qui ne veulent pas de la paix. « Continuons à penser la paix ; à faire la paix. Ne tombez pas dans la provocation de ceux qui ont déjà perdu (les élections). »
Aux dires de Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire a les moyens de son développement. Et sa première proposition pour emprunter le chemin du développement, passe par la modernisation et l’industrialisation de l’agriculture ivoirienne. Sa seconde proposition vise l’autosuffisance alimentaire par le développement du vivrier, notamment du riz dont plusieurs missions au Brésil et ailleurs, ont donné des résultats plus que satisfaisants.
Le troisième axe de ses propositions concerne les jeunes. «Que les jeunes ne soient plus désespérés » car c’est le désespoir qui entraîne la jeunesse vers des destins tortueux. Rappelant son passé de jeune débrouillard (vendeur de chewing gum devant le cinéma de Dioulabougou, à Gagnoa, etc.), le candidat Lmp demande aux jeunes de se battre pour arriver à quelque chose. « Je suis prêt à vous trouver du travail. Pendant que vos pères travailleront dans les plantations de cacao, vous vous allez travailler dans les usines de transformation de nos produits agricoles que je compte ouvrir dans chaque région de production »
Pour les jeunes filles, la construction d’un collège à Man est prévue afin d’améliorer leur taux de scolarisation.
Au sujet de sa candidature, le chef de l’Etat sortant a révélé naturellement qu’il répond à la volonté populaire qui souhaite le voir achever l’excellent travail abattu depuis son accession à la tête de la Côte d’Ivoire en 2000 malgré la situation de crise que le pays vit depuis huit ans.